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La guitare électrique est un type de guitare pourvue d'un corps le plus souvent plein (solid body) et qui produit des sons via des micros captant et transformant les vibrations des cordes en signal électrique. Ce signal peut ensuite être modifié par divers accessoires comme des pédales d'effets avant d'être amplifié et converti en signal sonore par un ampli de guitare, ce qui augmente significativement la puissance et la richesse de l'instrument.Contrairement à la majorité des instruments à cordes, la guitare électrique ne doit pas sa sonorité uniquement à ses caractéristiques acoustiques - même si elles demeurent importantes pour la qualité globale du timbre. Grâce aux micros de cet instrument électromécanique, on a vu se développer un nouvel art de la lutherie amenant des formes de guitare originales voire excentriques. On peut d'ailleurs noter qu'en théorie, une guitare au corps le plus réduit possible aura un excellent sustain.La guitare électrique est massivement utilisée dans des styles musicaux très divers, les plus représentatifs étant le rock, le heavy metal, le blues et le jazz.Origines Les premières guitares électriques sont l'œuvre d'équipes hétéroclites, comprenant luthiers, mordus d'électroniques et fabricants d'instruments. On trouve des modèles dès les années 1930 chez Rickenbacker, des guitares munies de micros en tungstène. Le développement de la guitare électrique coïncide avec celui des formations big band, des orchestres de jazz dans lesquels la guitare ne pouvait plus rivaliser en terme de niveau sonore avec la multitude d'autres instruments, cuivres compris. À la base, les guitares étaient plus simplement électrifiées : une guitare Archtop à caisse de résonance était pourvue de transducteurs électroacoustiques.De nos jours, une grande partie des guitares électriques sont dites solid body, car elles ne disposent pas de caisse de résonance : leur corps est plein. Une des premières solid body a été conçue par le célèbre guitariste et inventeur Les Paul au début des années 1940, alors qu'il travaillait, en tant qu'hôte, dans l'usine dEpiphone Guitar. Sa guitare était appelée log (« la poutre » en anglais) car elle était de forme rectangulaire, simplement munie d'un manche et d'une tête. Mais des recherches approfondies ont révélé que d'autres guitares électriques avaient déjà été fabriquées auparavant. Il s'agissait de prototypes de luthiers, certains modèles ayant même été commercialisés en petite série, comme chez Audiovox et Rickenbacker vers 1935.Orville Gibson, luthier, proposait également une guitare semi-acoustique pourvue de micros. Mais c'est par l'électricien et fabriquant d'amplificateur Leo Fender, que le premier modèle « solid body » à succès est fabriqué en 1950 : la Fender Telecaster, suivie en 1954 par la guitare électrique la plus répandue et copiée depuis lors : la Stratocaster. Cette même année sort la Gibson Les Paul, encore aujourd'hui un instrument de luxe. Fender inventera aussi la basse électrique moderne, qui vint remplacer les prototypes précédents et les contrebasses utilisées jusqu'alors.Les Paul et Stratocaster demeurent les deux types de guitares électriques dominants, aux formes maintes fois copiées. Les premières Fender introduisirent sur le marché l'idée du manche vissé et fabriqué séparément du corps, idée largement répandue aujourd'hui.Inventée aux États-Unis, la guitare électrique s'est vite imposée tout autour de la planète, sa fabrication aussi. La facture instrumentale italienne déjà développée dans les années 50, s'est emparée de ce nouvel instrument, citons Eko, Davoli, Crucianelli, Meazzi, Galanti et bien d'autres. En Allemagne également, où étaient stationnés de nombreux soldats américains, de beaux instruments ont été produits : Höfner, Hoyer... Citons aussi Hagström en Suède.En France les premiers chantres de la guitares électrique furent en 1956 les Frères Jacobacci suivis en 1978 par Christophe Leduc, en 1980 par Patrice Vigier, et en 1982 par Lag. De très nombreux artisans s'installeront ensuite contribuant à donner une renommée internationale à la lutherie française, citons Franck Cheval, Maurice Dupont ou Frédéric Pons.Principe et fonctionnement Types de guitares électriques Moonlander, Lee Ranaldo, Sonic Youth, Yuri Landman, 2007Une guitare électrique comporte le plus souvent six cordes métalliques. Trois d'entre elles, les basses - voire quatre pour les guitares de jazz - sont filées, c'est-à-dire munies d'une gaine. L'accord traditionnel à vide est, de la note la plus grave à la plus aiguë : mi la ré sol si mi (E A D G B E en notation internationale). Il existe également des guitares électriques à sept cordes (la corde supplémentaire étant souvent plus grave, un si) généralisées par Steve Vai, et d'autres à douze cordes groupées par paires pour un son puissant et cristallin. On trouve également des guitares à deux manches permettant de coupler en un seul instrument une guitare six cordes et une douze cordes comme en jouait Jimmy Page, ou encore une acoustique et une électrique.Plusieurs types de guitares électriques existent :les guitares à corps plein dites solid body, très populaires dans le rock et la pop, sont très polyvalentes. On peut citer parmi les modèles les plus représentatifs les Gibson SG, Fender Telecaster, Fender Stratocaster et Gibson Les Paul ; les guitares demi-caisses ou quart de caisse dites semi-hollow, avec ou sans poutre centrale, ont un son plus « chaud » et sont préférées dans le rock'n'roll et le blues. La Gibson ES-335 et ses variantes sont parmi les modèles les plus connus ; les guitares à caisse dites hollow, dont font parties les guitares archtop, sont équipées de micros doubles et utilisées essentiellement en jazz, car elles offrent un son plus rond. La Gibson ES-175 est un exemple répandu. Certaines guitares électriques ont un chevalet acceptant un vibrato (tremolo ou whammy bar en anglais) pour réaliser des bends et des vibrato. Le Floyd Rose est un type de chevalet qui résout le problème du désaccordage rapide dû à l'usage du vibrato.Type de micros Corps de guitare électrique (Stratocaster) avec 3 micros simples, le potentiomètre de volume et le chevalet flottant à deux points d'ancrage Article détaillé : Micro (guitare).Le son est capté par des micros magnétiques spécialement conçus pour capter les vibrations des cordes. Le rôle du micro est de transformer en signal électrique les vibrations des cordes et de transmettre ce signal à un dispositif d'amplification.Une micro type « Humbucker »Les deux formes les plus courantes pour les guitares électriques sont les micros simple et double bobinage.Les micros à simple bobinage (typiques des débuts de la marque Fender) possèdent un son pur et transparent mais captent les perturbations électromagnétiques ambiantes (le 'hum' produit par les transformateurs, écrans vidéo, tubes néon, téléphones...). Les micros à double bobinage ont été créés pour supprimer les parasites captés par les micros a simple bobinage, ils comportent deux bobines parallèles dont le champ magnétique est inversé afin d'annuler les perturbations électromagnétiques. Ces micros dits humbuckers se caractérisent par un son plus chaud, mais souvent par un niveau de sortie plus élevé que sur des micros à simple bobinage . Les micros peuvent être réglés en hauteur, plus ou moins près des cordes grâce à deux vis situées à leurs extrémités :près des cordes, le niveau de sortie est plus élevé mais l'aimantation du micro peut perturber la vibration de la corde, (particulièrement sur les micros à simple bobinage); plus éloigné, le niveau sera moins élevé et le rapport signal/bruit plus favorable. On peut souvent observer des boutons de contrôle (potentiomètres/inverseurs) placés sur le corps de la guitare, ils permettent d'en modifier la sonorité. Ces contrôles permettent généralement de modifier le volume, de sélectionner les micros (dont le timbre varie en fonction leur distance au cordier) ou d'ajuster la tonalité de l'instrument (filtre passe-bas).Le sillet et le chevalet Chevalet standard flottant à six points d'ancrage d'une guitare électriqueLes cordes pincées à vides résonnent entre le sillet et le chevalet. Le sillet, qui est situé en tête de guitare, près des mécaniques, est une simple barre disposée perpendiculairement aux cordes, dotée de six encoches pour laisser passer ces dernières. Le chevalet est fixé sur le corps de la guitare, il peut être fixe ou avec articulation. Ce dernier est parfois accompagné d'une tige métallique à la fois conçu pour faire pivoter le chevalet (et créer un « bend » simultané pour toutes les cordes, cf. vibrato) et interférer avec le champ magnétique des micros.Un chevalet à couteaux classique : le « Floyd Rose »Le chevalet permet de régler les cordes selon deux axes :l'axe parallèle aux cordes, via les vis fine tuner, qui permettent de faire en sorte que la corde sonne juste, quel que soit l'endroit où sont positionnés les doigts. En effet, pour des raisons physiques et de justesse du son, la distance entre le chevalet et la 12e frette doit être la même qu'entre la douzième frette et le sillet ; l'axe perpendiculaire au corps de la guitare, via les vis de pontet, qui permettent de positionner la corde à la hauteur juste : trop basse, elle friseraient (en vibrant contre les frettes en produisant un son parasite et un son crypté), trop haute, elle gêneraient le guitariste lorsqu'il joue. Traitement du son Le propre d'une guitare électrique est de permettre une altération du signal électrique. La diversité des effets possibles avec une guitare électrique en fait un instrument très polyvalent.Effets Pédale d'effet (compresseur). Pédale multi-effets.La guitare électrique permet des effets impossibles avec un instrument acoustique. Si les techniques de jeu pour guitare permettent de créer quelques effets sonores intéressants, on entend par « effets » la très large palette d'altération du son en continu basé sur le traitement du signal électrique fourni par les micros. Des effets extérieurs peuvent donc être greffés à loisir, par l'intermédiaire de pédales d'effets ou de rack. Parmi ces effets, on peut citer :la distorsion du son, obtenue par saturation d'un étage d'amplification quelconque. Très utilisée en heavy métal et hard rock ; (exemple: Saxon, Metallica, AC/DC, Black Sabbath, Jimi Hendrix, Korn etc.) le fuzz saturation puissante et typée (utilisée par Jimi Hendrix et nombre de groupes notamment dit rock psychédéliques) ; la réverbération, un écho plus ou moins lointain du son original simulant l'effet que peut produire l'émission d'un son dans une grande pièce fermée ou semi-ouverte ; le delay ou chambre d'écho, une recopie du son de la guitare avec un décalage dans le temps paramétré par la durée entre chaque répétition et la variation du volume de ces répétitions en fonction du temps (exemple : l'introduction de Another Brick In The Wall part 1 de Pink Floyd ou encore Smells Like Teen Spirit de Nirvana) ; le chorus, ajout au son de la guitare de légères perturbations en temps et en fréquence du son original, ce qui donne l'impression que plusieurs guitaristes jouent la même partition (exemple : introduction de Come As You Are de Nirvana) ; le flanger, au fonctionnement dérivé du chorus (exemple : pont de Are You Gonna Go My Way de Lenny Kravitz) ; le phasing, réinjection du signal avec variation de phase ; la wah-wah, exagération d'une partie des fréquences du son piloté par une pédale dite d'expression : si celle-ci est baissée, les aigus sont favorisés, si elle est levée, ce sont les graves. L'alternance donne un effet caractéristique de couinement (exemple : la très célèbre introduction de Voodoo Child (Slight Return) de Jimi Hendrix) ; le noise gate qui permet de couper automatiquement le son lorsque l'instrument n'est pas joué afin d'éviter le souffle produit par les appareils électriques intervenant dans la production du son. Certains noise gates sont également utilisé pour produire un "ploc" caractéristique au début de chaque riff, donnant ainsi un caractère particulier au morceau. le treble booster (utilisé par Brian May, Rory Gallagher, Eric Clapton...) ; le larsen, qui n'est pas un effet en soi, mais la conséquence (a priori indésirable) de la ré-injection en boucle (en anglais feedback) d'un son déjà amplifié, via le(s) microphone(s) de l'instrument relié à cet amplificateur. Il naît alors un son strident, dont l'amplitude croit jusqu'à la saturation. Certains savent néanmoins utiliser ce couplage acoustique avec musicalité, comme Santana dans "Samba-pa-ti" ou encore Gary Moore dans Parisienne Walkways, etc. ; le compresseur permet d'agir sur la dynamique du signal entrant ; l'octaver permet d'ajouter un doublage du signal à une ou plusieurs octaves au dessus ou en dessous de celui joué ; le tremolo qui permet de faire varier l'intensité de la note et le volume du signal (exemple: introduction de Boulevard of broken dreams de Green Day) les multi effets sont quant à eux un regroupement de plusieurs effets au sein d'une seule et même pédale ou module ; Il existe maintenant des effets pour guitares sous forme de logiciels. À titre d'exemple, on peut citer Guitar Rig qui est un ensemble d'effets, de simulateur d'amplis fonctionnant en mode autonome ou au sein d'un logiciel hôte. Amplification Article détaillé : Amplificateur pour guitare électrique.L'amplificateur permet d'amplifier le signal reçu par la guitare en entrée, et délivre en sortie le son grâce à un haut-parleur ou un casque. Les modèles modernes pour guitares et basses amplifient le son en deux fois. On distingue deux « étages » ayant chacun un rôle distinct et basés sur des composants électroniques appelés transistors et/ou lampes, suivant la technologie retenue par le fabricant. La différence qui réside entre ces deux techniques d'amplification sont :le prix pour commencer, la technologie à lampes est beaucoup plus chère à l'achat puisque celles ci ont été remplacées dans les instruments électrique par les transistors il y a de ça de nombreuses années (fabrication de lampes en baisse puisqu'elles sont exclusivement réservées à l'amplification, donc hausse du prix) ; le son lui aussi est très différent. Les amplifications à lampes ont un rendu sonore beaucoup plus chaleureux, propre et puissant (que ce soit en son clair ou en distorsion) par rapport à celles à transistor. Le premier étage d'amplification est le pré-amplificateur ou préampli, qui regroupe les fonctions d'égalisation ou de tonalité et de réglage de gain. Cet étage est d'une importance capitale pour les guitaristes et bassistes. En effet, il peut présenter un comportement dit non-linéaire permettant de provoquer un des effets les plus recherchés dans les instruments amplifiés : quand la sensibilité d'entrée (le « gain ») est poussée au maximum, un phénomène de distorsion du son est observé. Les sinusoïdes qui représentent le son produit par la guitare sont aplaties à leurs extrémités à cause de la non-linéarité des composants électroniques sur-sollicités par le gain trop important en entrée. Un signal sinusoïdal devient par conséquent crénelé, produisant un son caractéristique qui est recherché par les guitaristes de rock ou de blues. Dans les années 1960, des guitaristes comme Jimi Hendrix ont popularisé ce type de son, en combinant la distorsion du préampli ou d'appareillages dédiés avec celle de l'amplificateur de puissance.Le signal sortant du pré-amplificateur est injecté dans un l'étage amplificateur dit de puissance, qui se charge d'augmenter le signal à un niveau permettant d'alimenter un ou plusieurs haut-parleurs. Cet étage est lui aussi susceptible de produire un son distordu s'il est monté à son niveau maximal. La qualité de cette distortion étant dépendante de la technologie de composant électronique utilisée : transistors , lampes ou tubes, etc.Certain « couples » guitare/amplificateur sont devenus célèbres popularisés par tel ou tel artiste :Fender Stratocaster / Marshall à lampes double corps : Jimi Hendrix, John Frusciante... Gibson Les Paul / Marshall : Jimmy Page, Slash, ... Gibson SG / Marshall : Angus Young, ... Fender Telecaster / Fender à lampes : Andy Summers, ... ESP(micros EMG) /Mesa Boogie : Kirk Hammett, James Hetfield, ... Lutherie La guitare électrique est très diversifiée dans ses formes et ses techniques de construction, car l'acoustique générale de l'instrument ne fait que colorer le son capté par les micros et l' amplifier. Les formes classiques ont été reprises, d'autres sont apparues, mais on trouve une multitude de guitares originales, notamment dans le métal (flying V et eXplorer par exemple). La marque B.C. Rich est devenue célèbre grâce à ses guitares de formes excentriques.Les formes classiquesFender StratocasterFender MustangPrincipaux types de guitares électriques :Fender (Telecaster, Stratocaster, Showmaster, Jaguar, Mustang, Jazzmaster) ; Gibson (ES, Explorer, Flying V, Firebird, Les Paul, SG) ; Rickenbacker série 300. Gibson Les Paul
La naissance américaine du rock Elvis PresleyLe rock 'n' roll est un « enfant » du blues, le rythme ternaire (division du temps) de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et le tempo devenant plus soutenu. Il convient ici de distinguer rhythm and blues et rock 'n' roll, même si la tâche paraît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici le Capitaine Glenn Miller qui invente la structure musicale du rock 'n' roll en 1943 avec son tube In the Mood et Fats Domino qui fait du rock 'n' roll dès 1948 sans le savoir. Ike Turner prétend lui aussi avoir interprété le premier rock 'n' roll, Rocket 88 en 1951. L'étiquette rock 'n' roll a, dans un premier temps, été utilisée pour distinguer le rhythm and blues des Afro-Américains de celui des blancs et ce pour des raisons liées à la politique raciale de l'époque. Il était inadmissible que des artistes blancs se retrouvent dans les mêmes bacs chez les disquaires que les noirs. Le style particulier du rythm and blues blanc a donc servi de prétexte pour une nouvelle étiquette « rock 'n' roll ».En 1951, le disc jockey Alan Freed anime une émission de radio appelée Moondog's Rock And Roll Party. C'est la première diffusion du rock 'n' roll à une large audience. C'est ce disc jockey radio qui trouve son nom au rock 'n' roll en reprenant une expression que l'on retrouve depuis les années 1940 dans certaines chansons de rhythm and blues et qui signifie en argot « faire l'amour ». Alan Freed est le premier disc jockey blanc à soutenir avec force des artistes noirs jouant la « musique du diable ». La bonne société américaine en fera son « ennemi numéro 1 » et aura d'ailleurs sa peau en 1959.Le terme rockabilly désigne la première forme historiquement identifiable de rock 'n' roll, il s'agit essentiellement d'un croisement de rhythm and blues et de musique country. Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Elvis Presley, surnommé The King (« Le Roi » du rock 'n' roll), enregistre ce qui est probablement l'un des tout premiers morceaux de rockabilly avec That's Alright Mama et collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Haley and His Comets qui signent officiellement l'acte de naissance du rock 'n' roll pour de nombreux historiens avec le titre Rock Around the Clock (reprise de Sonny Dae and His Knights, 1952). Ce premier tube de l'histoire du rock 'n' roll qui figure au générique du film Graine de violence est numéro 1 des hit-parades aux États-Unis (8 semaines) et au Royaume-Uni (3 semaines) en 1955. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs grâce à Chuck Berry et Bo Diddley tout particulièrement. N'oublions pas Little Richard, qui sur son premier 45 tours signe quatre des plus grands standards de rock : Tutti Frutti, Long Tall Sally, Rip It Up et Ready Teddy.Le rock 'n' roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de ce mouvement en 1959. On annonce alors la mort du rock 'n' roll et il est vrai qu'aux États-Unis, le mouvement semble s'essouffler. Les chanteurs sont désormais très consensuels et Elvis Presley est institutionnalisé, cantonné aux ballades. Le rock 'n' roll continue cependant de se développer sous des formes plus locales et confidentielles comme la surf music de la côte ouest ou le garage au nord.Vers la fin des années 1950, et le début des années 1960, on entend de plus en plus de titres de rock 'n' roll plus « sages », plus « doux » et qui vont engendrer la musique pop : The Everly Brothers : All I Have To Do Is Dream en 1958, le rock 'n' roll Beat de The Weaver Temptations : Ouh! Ah! Temptations! en 1959, Johnny Burnette (en) : Dreamin et You're Sixteen en 1960 (composée par les Frères Sherman), Del Shannon (en) : Runaway (en) en 1961, Brian Hyland (en) : Sealed With A Kiss en 1962, ou encore Lee Dorsey (en) avec Ya ya en 1962.Le « pur » rock 'n' roll et rockabilly tend à disparaître, hormis quelques rares titres comme Roy Orbison avec (Oh!) Pretty Woman en 1964 et Sam the Sham & the Pharaohs avec Wooly Bully en 1961liste de chanteurs de rock 'n' rollLa renaissance britannique du rock La réplique ne vient pas des États-Unis mais du Royaume-Uni. Les premiers émules d'Elvis Presley apparaissent comme Cliff Richard et de petites formations se multiplient pour les imiter. Au passage cependant, le rock 'n' roll s'acclimate et The Shadows, qui accompagnent Cliff Richard, initient l'archétype de la formation rock telle qu'elle sera reprise aussi bien en Europe que de l'autre côté de l'Atlantique : la contrebasse disparaît au profit de la guitare basse, deux guitaristes se répartissent les tâches de la rythmique pour le premier et des « chorus » pour le second. Les groupes britanniques s'éloignent ainsi rapidement de leur modèle américain pour créer une musique originale que les francophones appellent « rock anglais ». The Beatles accentuent le travail sur la mélodie et les harmonies vocales et donnent naissance à la musique pop tandis que le mouvement du « british blues boom » retourne aux racines blues, privilégiant des rythmes syncopés et des sonorités plus agressives. The Rolling Stones émergent comme le fer de lance de ce rock britannique. Des branches parallèles se multiplient alors : des groupes tels que The Who et The Kinks développent le mouvement mod, tandis que The Animals ou The Yardbirds créent un blues rock britannique. La richesse de la création britannique est florissante et impose définitivement au niveau mondial un genre musical qui devient emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Le rock se ramifie alors presque à l'infini en explorant des niches apparemment improbables. Le jazz-rock fusion naît de cette recherche entamée dès les années 1960.Si les années 1950 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 1960 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est principalement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte britannique de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationniste, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock, englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 1960. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock blanc d'autres univers.Le rock devient contestataire Joan Baez et Bob Dylan en 1963Si le rock 'n' roll a toujours été porté par une jeunesse trop à l'étroit dans le carcan moral de ses ainés, les textes jusqu'aux années 1960 étaient souvent confinés aux thèmes festifs éventuellement chargés de connotations sexuelles. C'est avec Bob Dylan que les paroles prennent une tournure à la fois plus poétique et plus engagée. Mariant la poésie surréaliste à l'engagement du mouvement folk (Woody Guthrie puis Joan Baez, Pete Seeger), il devient le chroniqueur de sa génération, abordant sans crainte des thèmes politiques et sociaux. Son impact sera décisif des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis, les protest songs expriment le rejet de la guerre froide ou de l'engagement militaire au Viêt Nam tandis qu'au Royaume-Uni, John Lennon livre des textes plus personnels et recherchés. Le rock devient à la fois un mouvement artistique, qui acquiert une légitimité intellectuelle, et un courant de « contre-culture ». Cette tendance connaît son apogée avec les grands festivals de la fin des années 1960 : à Woodstock ou sur l'Île de Wight des centaines de milliers de jeunes se rassemblent pour partager à la fois une passion pour la musique mais également une vision du monde en rupture avec les normes établies.Le psychédélisme Symbole de l'expression Peace and love.À partir du milieu des années 1960, la consommation de psychotropes (en particulier le LSD), devenue courante dans les milieux intellectuels, marque le début de la création artistique sous emprise. Alors que l'acid rock naît sur la côte ouest des États-Unis avec le Grateful Dead, le psychédélisme fait également son apparition au Royaume-Uni à travers les premiers concerts de Pink Floyd, la formation de Cream ou encore l'album Revolver de The Beatles. Mais c'est avec l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band de ces derniers que cette influence devient manifeste pour le grand public. Cette tendance initie le retour en force des groupes américains tels que The Byrds, The Doors ou Jefferson Airplane. L'oeil du cyclone se situe néanmoins toujours au Royaume-Uni. De nouveaux courants voient le jour avec notamment le rock progressif de King Crimson, Emerson, Lake & Palmer, Genesis ou Yes qui introduit des éléments issus du jazz et de la musique classique ou le heavy metal dont les prémices se font sentir dès 1967 à travers les riffs de guitare saturés de Cream ou Jimi Hendrix, et qui naitra véritablement avec Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath ou encore Blue Cheer.Le rock de la fin des années 1960 se politise et le Flower Power est l'expression pacifique du rock planant qui caractérise le passage entre l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band de The Beatles en 1967 et les premiers riffs punk de 1975. Le passage aux années 1970 est marqué par la mort prématurée de nombreuses stars du rock, comme Jimi Hendrix, Brian Jones, Janis Joplin ou encore Jim Morrison, la plupart tout juste âgés de 27 ans.Le psychédélisme est un style qui englobe donc des groupes variés qui ont un certain sens de l'expérimentation. Ainsi même des groupes comme The Velvet Underground peuvent parfois être qualifié de psychédéliste. On distinguera alors le psychédélisme fondé sur le Flower Power d'un psychédélisme plus sombre et/ou underground. Par là même, on peut citer Hawkwind ou encore Amon Düül II, fervants de voyages nocturnes et fantômatiques.Rock et folk Dans la deuxième moitié des années 1960, apparaît la fusion du rock et du folk aux États-Unis avec Bob Dylan, The Byrds puis The Band, Crosby, Stills and Nash et Neil Young. The Band, par sa fusion des musiques traditionnelles avec le rock, le blues, la musique country et les ballades irlandaises des Appalaches aura une influence déterminante. En réaction, l'Angleterre produit elle aussi des artistes à la recherche de leurs racines musicales comme Bert Jansch, Pentangle, Fairport Convention, Richard Thompson, Steeleye Span. Ce courant accouchera du folk rock de grande diffusion aux États-Unis avec des groupes comme The Eagles ou Poco. En Angleterre, ces musiciens se heurtent rapidement au punk, et, frappés de ringardise, leurs disques disparaissent dans les bacs world, musique celtique, voire New Age.Rock et glamourFreddie Mercury, chanteur du groupe Queen.Les années 1970 voient la disparition progressive du psychédélisme et la fin du rêve hippie. Cette désillusion, associée à une marchandisation exponentielle de la musique donne naissance à un courant embrassant les contradictions de son époque en proposant une image glamour et décadente : le glam rock. Sous le strass et les paillettes de leurs costumes androgynes, David Bowie, T. Rex ou Queen proposent une musique théâtrale et baroque.La révolution punk et ses conséquences [modifier]Les racines musicales du mouvement punk remontent aux années 1960 avec le genre garage (The Stooges, MC5), suivi par la scène new-yorkaise du milieu des années 1970 comprenant notamment The New York Dolls et The Ramones. C'est toutefois au Royaume-Uni que le mouvement punk prend vraiment son envol à partir de 1976 avec les Sex Pistols et leur titre : God save the Queen et The Clash en tête d'affiche. Le mouvement punk se pose clairement en réaction face au rock des années 1970 qui n'autorise les enregistrements qu'aux virtuoses. Le premier message des punks est là : la musique appartient à tout le monde, même si la technique n'est pas absolument maitrisée. Les punks ouvrent ainsi les portes des studios d'enregistrement à d'innombrables groupes, de The Police à U2. Le second message des punks est plus politique. Les Britanniques enterrent leur statut de grande puissance (No future for the UK).Les États-Unis avaient résisté plus de dix-huit mois à la beatlemania, ils tiendront bon pendant plus de vingt ans face à la vague punk. Si l'ouverture des studios a bien lieu aux États-Unis, elle est moins flagrante qu'en Europe. Musicalement, les tenants d'un rock dit modern se revendiquent toutefois ouvertement comme des enfants du punk. Il faut attendre les années 1980 pour que les États-Unis voit se former des groupes comme les Pixies, les premiers albums des Red Hot Chili Peppers, les groupes de Mike Patton tel que Mr. Bungle ou Fantomas et le mouvement grunge de la côte ouest américaine pour percevoir un écho punk dans la musique américaine grand public, cicatrisant efficacement les plaies d'un rock divisé depuis plus de dix ans en deux camps : Classic et Modern. Ce débat est essentiellement américain, car en Europe les modernistes ont gagné la partie dès le début des années 1980.Post-punk, New wave et electroDès la fin des années 1970, une partie du mouvement punk évolue vers une production en studio plus aboutie, une attention plus affirmée à la qualité des textes et une volonté générale plus orientée vers l'expérimentation. Les premiers à profiler le genre post-punk sont Wire, Devo ou Siouxsie and the Banshees, des artistes qui accordent une place prépondérante au studio d'enregistrement et qui se démarquent immédiatement du punk, conservant son aspect brutal tout en créant des structures plus variées. Le terme new wave apparaît alors pour désigner cette musique plus sombre et sophistiquée qui met à profit les progrès des synthétiseurs en contrepoint de guitares éthérées et de guitares basses pesantes. Le terme reste cependant générique et englobe aussi bien la pop des années 1980 et la coldwave de Joy Division ou The Cure que le rock matiné de reggae de The Police. Dans la lignée de Kraftwerk, un courant electro (la synthpop) apparaît avec Depeche Mode, mais aussi la house amenée par New Order. Les synthétiseurs remplacent progressivement les guitares. Cette démarche représentera plus tard l'un des fondements de la musique technoAvènement du hard rockLa composante hard rock profite, elle aussi, très largement de l'ouverture des studios. Conséquence logique de cette multiplication des enregistrements : l'apparition de nombreux sous-genres. Les groupes de hard rock les plus connus sont Scorpions, Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin, Aerosmith, Kiss, Alice Cooper, AC/DC et Motörhead. Jadis, hard rock et heavy metal étaient deux synonymes (heavy metal venant d'un journaliste de The New York Times à propos du Purple Haze de Jimi Hendrix), mais depuis le début des années 1980, une scission s'est produite. Le vocable « heavy metal » est en effet redéfini par le journaliste Lester Bangs du magazine Creem. Vers la fin des années 1970, le genre se radicalise avec un accent croissant placé sur la virtuosité et la vitesse d'exécution en particulier du guitariste solo et du batteur, des ambiances pesantes (Wishbone Ash, Def Leppard, Kiss) et des thèmes qui s'inspirent souvent du satanisme (dans la lignée de Black Sabbath). C'est l'apparition de la nouvelle vague de heavy metal britannique (en fait Judas Priest suivi de Iron Maiden) qui s'oriente vers des aspects plus lyriques alors que les américains Metallica inventent le thrash metal (ou speed metal). On voit ensuite apparaître le death metal, le black metal entre autres, avant l'émergence logique d'un nu metalLes années 1980 Désormais adulte, le rock s'est installé au cours des années 1970 dans un rythme de croisière que les punks anglais ont fait voler en éclats. Les années 1980 s'ouvrent donc sur la promesse - rapidement déçue - d'un recommencement.Alors que la branche du hard rock se métallise radicalisant sur son discours sous une avalanche de décibels, une accélération effrénée du tempo et une saturation qui repousse les limites de l'audible, le courant majeur s'assagit et se rapproche de plus en plus de la pop. Dire Straits incarne ce rock serein, aux guitares d'orfèvres et aux textes ciselés mais dont la fièvre est retombée ou bien encore les irrévérencieux The Smiths, conduits par le parolier Morrissey (même si celui-ci continue d'écrire des textes engagés, sa voix ramène à des sonorités pop). Si quelques uns dont U2 ou R.E.M. tentent de raviver une démarche engagée, c'est plutôt aux frontières du rock, comme dans le métissage avec le funk de Michael Jackson ou de Prince que l'exploration musicale se poursuit. En marge du rock, ce vent de liberté profite aux musiques électroniques, contraintes depuis leur émergence aux États-Unis puis en Angleterre (de la techno à l'Acid House) de s'épanouir dans la clandestinité.Le rock indépendant Article détaillé : rock indépendant.En FranceEn France, le milieu des années 1980 voit la naissance des structures du rock alternatif avec des groupes comme Starshooter, Trust, La Souris Déglinguée, Oberkampf, Bérurier Noir, Lucrate Milk, Pigalle, Les Wampas, Les Garçons Bouchers, Mano Negra, Les VRP, The All.Les années 1990 [modifier]Le mouvement américainLe tournant des années 1990 est amorcé par la scène bruitiste américaine. Sonic Youth puis les Pixies mêlent un sens aigu de la mélodie issue de la musique pop avec une véritable rage rock 'n' roll. Au même moment The Smashing Pumpkins apparaissent sur la scène et influencent toute une génération de guitaristes.Le grunge et Nirvana Article détaillé : GrungeLa secousse devient vraiment sensible quand elle prend la forme du mouvement grunge à Seattle, porté par les évènements de la guerre du Golfe et la critique du niveau de vie mediocre de la classe moyenne américaine. Parmi les groupes importants de ce mouvement on pourrait citer notamment Green River et Melvins comme précurseurs et Nirvana comme chef de file, mais aussi Soundgarden, Pearl Jam, Alice in Chains, Screaming Trees, Mudhoney et Stone Temple Pilots.Les fusions Article détaillé : Fusion (rock).Parallèlement le rock commence à intégrer des apports du Hip-hop, du Funk, du Punk, du Metal ou d'autres styles musicaux et les fusions se font enfin entendre. Aerosmith avec Run DMC ouvrent la voie, suivis par Fishbone (le précurseur), Living Colour, Urban Dance Squad, Body Count... et les principales références Rage Against The Machine, Red Hot Chili Peppers, ou les premiers albums d'Incubus.Le rock alternatif Les années 90 sont particulièrement riches en ce qui concerne cette scène grâce à des groupes comme Jane's Addiction, Faith No More, Smashing Pumpkins, Placebo ou encore Nine Inch Nails. Ces groupes tous très différents participent au renouvellement du RockLa pop anglaise Au Royaume-Uni, durant toutes les années 90 Blur et Oasis semblent se partager le paysage grand public entre pop et rock, donnant naissance à une vague britpop. Dans un genre plus experimental Radiohead est un des groupes majeurs des années 1990Le rock par pays Voir : Catégorie : rock par payCulture rock Le rock n'est plus seulement un mouvement musical depuis le milieu des années 1950. Le film Graine de violence qui présente en générique le fameux Rock Around the Clock de Bill Haley pose d'ailleurs d'emblée les bases sociales du mouvement : la rébellion face à l'ordre établi. Cet esprit de sédition présent dès la naissance du rock au milieu des années 1950 est toujours vivace dans les années 1960 avec le mouvement hippie, puis à la fin des années 1970 avec le mouvement punk. Ce rôle semble avoir été repris depuis une quinzaine d'années par le rap, mais dans les faits, le rock n'a jamais renié ses racines rebelles. La fameuse maxime « Sex, drugs and rock 'n' roll » de Ian Dury est une autre facette du caractère libre et rebelle du rock (Born to be wild).Jadis considéré comme un vêtement de travail, le blue jean a été démocratisé par le mouvement rock. La mode, qu'elle soit vestimentaire ou capillaire, par exemple, est clairement influencée par le rock depuis cinq décennies. Le rock n'influence pas seulement la mode, mais plus généralement les arts, du cinéma à la peinture en passant la littérature. L'œuvre d'un Andy Warhol, pour ne citer que lui, s'appuie ainsi clairement sur un socle rock. Aujourd'hui la presse rock a pris un nouvel essor après la « traversée du désert » (pas toujours justifiée) des années 80 et 90 et des magazines rock comme Rock & Folk sont à l'heure actuelle lus par des dizaines de milliers de personnes chaque mois. De plus, beaucoup de webzines se sont créé sur Internet, dont certains mis à jour par des amateurs passionnés, rédigeant chroniques d'albums ou reviews de concerts, souhaitant rendre hommage à la musique rock qui fascine depuis cinquante ans.
Linkin Park is a rock band from Agoura Hills, California. Since their formation in 1996, the band has sold more than fifty million albums and won two Grammy Awards.They achieved mainstream success with their debut album, Hybrid Theory, which was certified Diamond by the RIAA in 2005 Their following studio album, Meteora, continued the band's success, topping the Billboard 200's album charts in 2003, and was followed by extensive touring and charity work around the world.Recognized for their adaptation of the nu metal genre into a radio-friendly yet densely-layered style in Hybrid Theory and Meteora, the band moved away from this and explored a variety of other genres in their latest studio album, Minutes to Midnight. The album topped the Billboard Charts and had the third best debut week of any album that year. They are also known for their several collaborations, most notably with rapper Jay-Z in their mash-up album Collision Course, and many other artists on ReanimatioEarly years (1996 - 1999)Originally consisting of three high school friends, Linkin Park's foundation was anchored by Mike Shinoda and Brad Delson along with Rob Bourdon.After graduating from high school, the California natives began to take their musical interests more seriously, recruiting Joe Hahn, Dave "Phoenix" Farrell, and Mark Wakefield to perform in their band then titled Xero. Though limited in resources, the band began recording and producing songs within Shinoda's make-shift bedroom studio in 1996. Tensions and frustration within the band grew after they failed to land a record deal. The lack of success and stalemate in progress prompted Wakefield, at that time the band's vocalist, to leave the band in search for other projects. Farrell would also leave the band to tour with Tasty Snax and other bands.After spending a considerable time searching for Wakefield's replacement, Xero recruited Arizona vocalist Chester Bennington. Jeff Blue, the vice president of Zomba Music, had referred him to the band in March 1999.Bennington, formerly of Grey Daze, became a standout among applicants on account of his unique singing style. The band changed their name from Xero to Hybrid Theory.] The newborn vocal chemistry between Shinoda and Bennington helped revive the band, inciting them to work on new material.] The band's renaissance culminated with a change in name; from Hybrid Theory, the band changed their name to Linkin Park, a play on and homage to Santa Monica's Lincoln Park.]However, despite these changes, the band still struggled to sign a record deal. After facing numerous rejections from several major record labels, Linkin Park turned to Jeff Blue for additional help. After failing to catch Warner Bros. Records on three previous reviews, Jeff Blue, now the vice president of Warner Bros. Records, helped the band sign a deal with the company in 1999. Now aside with Warner Bros. Records, the band released their breakthrough album, Hybrid Theory, the following year.Hybrid Theory (2000 - 2002)Linkin Park released Hybrid Theory on October 24, 2000. The album, which represented half a decade's worth of the band's work, was edited by music producer Don Gilmore Hybrid Theory was well received by music fans; the band sold more than 4.8 million records during its debut year, earning it the status of best-selling album of 2001, while singles such as "Crawling" and "One Step Closer" established themselves as staples among alternative rock radio play lists during the year.Additionally, other singles from the album were featured in movies such as Dracula 2000, Little Nicky, and Valentine.Hybrid Theory was also nominated for three Grammy Awards, including best new artist, best rock album, and best hard rock performance (for "Crawling"). MTV awarded the band their Best Rock Video and Best Direction awards for "In the End".Through the winning of the Grammy for best hard rock performance, Hybrid Theory's overall success had catapulted the band into the mainstream's attention.During this time, Linkin Park received many invitations to perform on many high-profile tours and concerts including Ozzfest, Family Values Tour and KROQ Almost Acoustic Christmas.The band also formed their own tour, Projekt Revolution, which featured other notable artists such as, Cypress Hill, Adema, and Snoop Dogg.Within a year's stretch, Linkin Park had performed at over 320 concerts.The experiences and performances of the precocious band were documented in their first DVD, Frat Party at the Pankake Festival, which debuted in November 2001. Now reunited with former bassist Dave Farrell, the band began work on a remix album, dubbed Reanimation, which would include works from Hybrid Theory and Hybrid Theory EP.The album Reanimation debuted on July 30, 2002, featuring the likes of Black Thought, Jonathan Davis, Aaron Lewis, and many others.Reanimation claimed the second spot on the Billboard 200, and sold nearly 270,000 copies during its debut week.Meteora (2002 - 2004)Following the success of Hybrid Theory and Reanimation, Linkin Park spent a significant amount of time touring around the United States. The band began to work on new material amidst their saturated schedule, spending a sliver of their free time in their tour bus' studio. The band officially announced the production of a new studio album in December 2002, revealing their new work was inspired by the rocky region of Meteora in Greece, where numerous monasteries have been built on top of the rocks.Meteora featured a mixture of the band's previous nu metal and rapcore styles with newer innovative effects, including the induction of a shakuhachi (a Japanese flute made of bamboo) and other instruments. Linkin Park's second album debuted on March 25, 2003 and instantly earned worldwide recognition, going to the US and UK, and #2 in Australia.Meteora sold more than 800,000 copies during its first week, and it ranked as the best selling album on the Billboard charts at the time. Music videos for some of the album's singles, including "Somewhere I Belong", "Breaking the Habit", "Faint", and "Numb", received significant radio attention. By October 2003, Meteora sold nearly three million copies.The album's success allowed Linkin Park to form another Projekt Revolution, which featured other bands and artists including, Mudvayne, Blindside, and Xzibit. Additionally, Metallica invited Linkin Park to play at the Summer Sanitarium Tour 2003, which included well-known acts such as Limp Bizkit, Mudvayne and Deftones The band released an album and DVD, entitled Live in Texas, which consisted of audio and video tracks of some of the band's performances in Texas during the tour.In early 2004, Linkin Park started a world tour titled the Meteora World Tour, supporting bands on the tour include Hoobastank, P.O.D. and Story of the Year.Meteora earned the band multiple awards and honors. The band won MTV's awards for Best Rock Video ("Somewhere I Belong") and the Viewer's Choice Award ("Breaking the Habit"). Linkin Park also received significant recognition during the 2004 Radio Music Awards, winning the Artist of the Year and Song of the Year ("Numb") awards.Although Meteora was not nearly as successful as Hybrid Theory, it was the third best selling album in America during 2003.] The band spent the first few months of 2004 touring around the world, first with the third Projekt Revolution tour, and later several European concerts.Side projects (2004 - 2006)Bennington appears on the band's behalf at MTV Asia AidFollowing Meteora's success, the band postponed working on a new studio album for the next few years. Instead, Linkin Park continued to tour and work on many side projects. Bennington appeared on DJ Lethal's State of the Art and other work with Dead By Sunrise, while Shinoda did work with Depeche Mode.] In 2004, the band began to work with Jay-Z to produce another remix album, entitled Collision Course. The album, which featured intermixed lyrics and background tracks from both artists' previous albums, debuted in November 2004. Shinoda also formed a new band, Fort Minor, as a side project. With the aid of Jay-Z, Fort Minor released their debut album, The Rising Tied, to critical acclaim. At the same time, the band's relationship with Warner Bros. Records was deteriorating rapidly on account of several trust and financial issues. After months of feuding, the band finally negotiated a deal in December 2005.Linkin Park also participated in numerous charitable events. Linkin Park helped raise money to benefit victims of Hurricane Charley in 2004 and later Hurricane Katrina in 2005.The band donated $75,000 to the Special Operations Warrior Foundation in March of 2004. They also helped relief efforts for the 2004 Tsunami victims by staging several charity concerts and setting up an additional fund called "Music for Relief". Most notably, however, the band participated at Live 8, a series of charitable benefit concerts set up to raise global awarenes Alongside Jay-Z, the band performed on Live 8's stage in Philadelphia, Pennsylvania, to a global audience. The band would later be reunited with Jay-Z at the Grammy Award Ceremony 2006, during which they performed Numb/Encore, en route to winning a Grammy for Best Rap/Sung Collaboration. They would later go on to play at the 2006 Summer Sonic music festival, which was hosted by Metallica, in JapanMinutes to Midnight (2006 - present)Linkin Park in Prague, 2007Linkin Park returned to the recording studios in 2006 to work on new material. To produce the album, the band chose producer Rick Rubin. Despite initially stating the album would debut sometime in 2006, the album was delayed until 2007.The band had recorded thirty to fifty songs in August 2006, when Shinoda stated the album was halfway completed. Bennington later added that the new album would stray away from their previous nu metal sound. Warner Bros. Records officially announced that the band's third studio album, entitled Minutes to Midnight, would be released on May 15, 2007 in the United States. After spending fourteen months working on the album, the band opted to further refine their album by removing five of the original seventeen tracks. Minutes to Midnight sold over 600,000 copies in its first week, making it one of the most successful debut week albums in recent years. The album also took the top spot on the Billboard Charts.The album's first single, "What I've Done" was released on April 2, and premiered on MTV and Fuse within the same week.] he single was acclaimed by listeners, becoming the top-ranked song on the Billboard's Modern Rock Tracks and Mainstream Rock Tracks charts. Later in the year, the band won the "Favorite Alternative Artist" in the American Music Awards. The band also saw success with singles such as "Bleed It Out", "Shadow of the Day", "Given Up", which were released throughout 2007 and early 2008. The band also collaborated with Busta Rhymes on his single We Made It which was released on April 29.Linkin Park's touring and live shows have, among other things, included a performance at Live Earth Japan on July 7, 2007.] and headlining Download Festival in Donington Park, England. The band completed touring on their fourth Projekt Revolution tour before taking up an Arena tour around the United Kingdom, visiting Nottingham, Sheffield and Manchester, before finishing on a double night at the O2 Arena in London. Bennington stated that Linkin Park plans to release a "follow up album" to Minutes to Midnight. However, he stated the band will first embark on a United States tour to gather inspiration for the album.StyleBoth Hybrid Theory and Meteora intertwined the nu metal and rap rock sound with influences and elements from hip-hop, alternative rock, and electronica, utilizing programming and synthesizers. William Ruhlmann from All Music Guide regarded it as "a Johnny-come-lately to an already overdone musical style," whereas Rolling Stone called "Breaking the Habit" "risky, beautiful art."In Minutes to Midnight the band experimented with their established sound and sees them drawing influences from a wider and more varied range of genres and styles, a process Los Angeles Times compares to a stage in U2's work.] In it, only two of the songs feature rapping. It also is their first studio album to feature guitar solos.Linkin Park's use of two separate vocalists has become a large part of their music. Chester Bennington is most known for using growling and screaming vocals common in various forms of metal, while also using more melodic singing, and has placed 46th in Hit Paraders list of "Heavy Metal's All-Time Top 100 Vocalists".Mike Shinoda is the group's MC, and does all of the rapping. Mike has also done all of the backing vocals live, and in their latest album, Minutes to Midnight, he sings lead vocals on "In Between" and "Hands Held High". Shinoda has also been placed in Hit Parader's list of "Heavy Metal's All-Time Top 100 Vocalists" at number 72.Band membersMTV Thailand interviews Mike Shinoda in 2006Current Chester Bennington - vocals (1999 - present) Rob Bourdon - drums, percussion (1996 - present) Brad Delson - guitar (1996 - present) Dave Farrell a.k.a. "Phoenix" - bass guitar, (1996 - 1999, 2001 - present) Joe Hahn - keyboards, turntables, programming, samples (1996 - present) Mike Shinoda - emcee, vocals, guitar (1996-present) Former Mark Wakefield - vocals (1996 - 1998) Stand-in Kyle Christener - Bass guitar (1998 - 1999) Temporarily replaced Farrell Scott Koziol - Bass guitar (1999 - 2001) Stand-in bassist on Hybrid Theory DiscographyMain article: Linkin Park discography[edit] Studio albumsHybrid Theory (2000) Meteora (2003) Minutes to Midnight (2007) [edit] EPs/DemosXero demo tape (1997) Hybrid Theory EP (1999) In the End: Live & Rare (2002) Collision Course (with Jay-Z) (2004) Live from SoHo EP (2008)